Mais, cela ne suffisait plus, le lieutenant qui s’était occupé de nous, en voulait encore un peu plus, pour le transport soi-disant. Finalement, il lâche l’affaire sous les négociations féroces de Jacky, dit « El Negociator ». Nous nous apprêtions à sortir de l’enceinte de la caserne quand arriva le Colonel commandant la caserne. Lui aussi voulait toucher un peu de sous : 300 $, sinon nous ne sortions pas (ils sont fous ces militaires). C’est alors que Jacky lui demanda une facture et une expression qui nous restera chère : « NO FACTURA, NO PAGAR » (pas de facture, pas de sous). Jacky négocia pour 100$, le colonel acceptait, mais il vit rouge quand Nath voulut prendre en photo la remise des sous, pour trace de ce pot de vin. Dès lors, il ne voulait plus rien, si ce n’est nous bloquer dans sa caserne jusqu’à … Au bout d’un temps, il a finalement accepté de nous laisser partir, par contre il a tenu à enregistrer tous nos passeports, à effacer toutes les photos que nous avions prises dans sa caserne (pour notre part, il n’a vu que les photos de l’appareil photo de Romain …).
Une fois dehors, nous rigolons bien de cette affaire, le portefeuille de Jacky & Nath un peu moins, mais comme ça, nous pouvions continuer la route.
Toujours ensemble (amis pour la vie, nous disait un certain colonel), nous roulons ensuite vers La Paz pour gagner l’hôtel-camping Oberland à une dizaine de kilomètres du centre ville. Mais la traversée de la Paz a été épique. En gros, La Paz se divise en 2 partie et a la particularité d’avoir ses quartiers pauvres en haut (El Alto à plus de 4000m) et les riches vivent plus en bas, à 3200m : quelle ville incroyable, toutes ces maisons à flanc de montagne, entre le haut et le bas.